BienvenueChers amis,Après une période très occupée par la préparation du déménagement des éditions à Fribourg, je suis heureux de vous communiquer notre nouvelle adresse, au 6, rue Pierre-Aeby, 1700 Fribourg (CH), où vous pourrez désormais nous joindre, ou mieux encore venir nous voir. Notre choix de Fribourg a été motivé principalement par son cadre universitaire et religieux, qui en fait un peu, en Suisse, l’équivalent d’Oxford. Vous pouvez imaginer que le newmanien que je suis n’allait pas résister à une telle opportunité. Que, de genevoises, nos éditions deviennent fribourgeoises ne change rien à notre ligne éditoriale ni à son esprit. Même si géographiquement nous sommes ceinturés par la Suisse, Ad Solem reste fidèle à son ouverture à tous les horizons de la foi chrétienne et de ses expressions culturelles. Par ailleurs, si Genève se veut une ville internationale, Fribourg l’est aussi, non pas dans le domaine de la finance, mais dans celui de la culture. Près de 60 % des étudiants de l’université de Fribourg viennent de l’étranger pour parfaire leur formation en philosophie et en théologie. Nous nous retrouvons donc dans une petite cité au rayonnement mondial, et qui comprend l’un des studium de théologie les plus vigoureux du catholicisme contemporain. À cette ville s’applique parfaitement l’adage anglo-saxon : « Small is beautiful ! » Fribourg a été la ville du cardinal Journet ; avec celle du cardinal Newman, c’est donc sous cette figure tutélaire, avec ceux qui gravitèrent autour de sa pensée, que nous nous plaçons, sans oublier celle du père Jérôme, qui se voulait avant tout un écrivain fribourgeois, ainsi que celle plus silencieuse mais non moins présente des pères chartreux de la Valsainte, qui est comme vous le savez le berceau des éditions Ad Solem. Retour aux sources, donc, et qui inaugure une nouvelle étape de notre itinéraire éditorial. Moment opportun aussi pour faire le point et essayer de percevoir la mission que nos éditions vont devoir remplir dans les années à venir. Ad Solem est né du monde monastique. Après avoir réfléchi à ce qui fait notre spécificité éditoriale, j’ai décidé de recentrer nos choix de publication sur ce qui répond à la véritable attente de notre lectorat. Nous continuerons à explorer l’interaction de la foi et de la culture en privilégiant la littérature monastique dans ses diverses expressions, qu’elle soit proprement spirituelle ou qu’elle inclue la poésie dans son chemin de louange de Dieu – ce que dom Jean Leclercq appelait « le désir de Dieu et l’amour des lettres ». Nous continuerons également la publication de grands auteurs, en particulier Newman, ainsi que d’auteurs contemporains véritables dont l’écriture en elle-même est une manifestation du lien indissociable de la foi et de la culture. En revanche, tout ce qui relève de thèses ou de « corpus » sera publié en coédition avec le Cerf, dans la collection « Théologiques » que je dirige avec le père Renaud Escande. Cette décision n’est pas déterminée par les circonstances. Elle veut aussi répondre à la modification du paysage éditorial en France, ainsi qu’à celle de l’Église. Par son positionnement, Ad Solem a publié des livres que d’autres éditeurs, en un temps plus paisible, auraient pu faire eux aussi. Nous n’avions pas vocation à combler les vides, mais à donner à boire au lecteur assoiffé de sens, et donc de Dieu. Il faut prendre acte de cette reconfiguration, qui implique pour Ad Solem de redéfinir sa position. Grégory Solari |
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